La hausse des prix du carburant continue de peser lourdement sur de nombreux professionnels.
Pour certains dirigeants, indépendants ou salariés itinérants, les déplacements représentent aujourd’hui un véritable enjeu budgétaire.
Artisans, commerciaux, professionnels du BTP, professions libérales, exploitants agricoles… beaucoup utilisent leur véhicule personnel quotidiennement pour travailler. Et lorsque les kilomètres s’accumulent, la facture grimpe vite.
Pour répondre à cette situation, l’État reconduit et élargit plusieurs aides en 2026, dont l’indemnité carburant destinée aux travailleurs dits “grands rouleurs”.
Chez Alliés Conseils, nous faisons le point sur les dispositifs à connaître et les conditions pour en bénéficier.

Une aide carburant de 100 € pour les travailleurs “grands rouleurs”
L’aide principale mise en place en 2026 concerne les salariés et travailleurs indépendants utilisant leur véhicule personnel dans le cadre de leur activité professionnelle.
Le montant de cette aide est fixé à 100 euros par bénéficiaire et s’adresse aussi bien aux salariés qu’aux indépendants relevant des catégories BIC, BNC ou BA. L’objectif est de compenser une partie de la hausse des dépenses de carburant pour les actifs modestes parcourant de nombreux kilomètres.
Concrètement, un artisan qui intervient quotidiennement chez ses clients, un infirmier libéral, un commercial itinérant ou encore un dirigeant utilisant son véhicule personnel pour ses déplacements professionnels peuvent être concernés. Pour être éligible, plusieurs critères doivent être remplis : domiciliation fiscale en France et avoir au moins 16 ans au 31 décembre 2024.
Il doit également disposer d’un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros (soit environ 1 508 euros nets mensuels pour une personne seule).
L’utilisation du véhicule constitue également un point clé. Le professionnel doit utiliser son véhicule personnel pour travailler et parcourir soit plus de 15 kilomètres entre son domicile et son lieu de travail, soit plus de 8 000 kilomètres par an dans un cadre professionnel.
Le véhicule doit être thermique ou hybride non rechargeable. Les véhicules électriques, hydrogène ou les véhicules de fonction sont exclus du dispositif.
Comment effectuer la demande ?
La demande doit être réalisée directement depuis “Mon espace Finances publiques” sur le site des impôts depuis le 27 mai 2026.
Le dirigeant doit simplement renseigner son numéro fiscal, l’immatriculation du véhicule et le numéro de carte grise.
Le versement interviendra ensuite sous une dizaine de jours sur le compte bancaire déjà connu de l’administration fiscale.
Attention toutefois : l’administration pourra effectuer des contrôles a posteriori pendant cinq ans. Il est donc essentiel de conserver les justificatifs liés aux déplacements professionnels.
Des aides spécifiques pour certains secteurs d’activité
Au-delà de l’aide “grands rouleurs”, plusieurs secteurs particulièrement exposés à la hausse des coûts de l’énergie bénéficient également de dispositifs complémentaires.
- Les entreprises agricoles utilisant du gazole non routier peuvent bénéficier d’un remboursement partiel sur le GNR agricole.
- Les entreprises du BTP fortement dépendantes aux engins non routiers disposent également d’un guichet spécifique à partir du mois de juin 2026.
- Les transporteurs routiers, les entreprises de pêche ou encore certaines activités fluviales peuvent aussi accéder à des aides dédiées.
- Pour les TPE et PME, un “Prêt Flash Carburant” est également proposé afin d’aider les entreprises dont les dépenses de carburant représentent une part importante du chiffre d’affaires.

Une opportunité aussi pour les employeurs
Les employeurs peuvent également agir directement pour soutenir leurs salariés.
La prime carburant versée par l’entreprise bénéficie désormais d’un plafond relevé à 600 euros, sans charges sociales ni fiscalité.
Cette mesure devient plus souple puisqu’aucun justificatif spécifique n’est désormais exigé.
Pour certaines entreprises confrontées à des difficultés de recrutement ou à des problématiques de mobilité, cette aide peut devenir un véritable levier social.
Ce qu’il faut retenir
Pour les dirigeants, indépendants et employeurs, ces dispositifs représentent une opportunité d’alléger certaines dépenses tout en sécurisant leur activité.
Encore faut-il identifier les aides réellement adaptées à sa situation et effectuer les démarches dans les délais.
Avant de faire votre demande, pensez à vérifier votre éligibilité grâce aux simulateurs mis à disposition par l’administration.
Cela permet d’identifier les aides accessibles selon votre situation, votre activité et votre niveau de consommation de carburant, tout en évitant les erreurs lors de la déclaration.
Chez Alliés Conseils, nous accompagnons les dirigeants dans l’analyse des dispositifs disponibles, l’optimisation des aides mobilisables et la gestion des impacts fiscaux et sociaux liés à leur activité.
Un échange en amont peut parfois permettre d’éviter des oublis… et de réduire significativement certains coûts.



